


Je suis photographe d'animaux sauvages et voici
ce qui me plaît en Tanzanie et ce qui ne me plaît pas !! Sachez
qu'en Tanzanie il y a des régions magnifiques comme Zanzibar le
cratère du N'Gorongoro, le lac Manyara avec ses nombreux
oiseaux et éléphants qui grimpent dans les arbres, le Serengeti
avec ses plaines à perte de vue et la grande migration, le Tarangire
avec ses forets de Baobab, le Ruaha, merveille de la nature perdu à
600 km de Dar vers la Zambie et le Malawi (je viens de citer les seules réserves
de "big five" de toute la Tanzanie), puis le Kilimanjaro qui
domine l'Afrique de ses 5895 m que l'on peut grimper en quelques jours, l'accueil
de la population locale avec son artisanat local et pour finir la magnifique
"tanzanite" pierre bleue extraite en Tanzanie uniquement et que j'adore.
C'était donc ma liste personnelle et exhaustive de ce que j'aime en Tanzanie.
Mais
il y a aussi des choses que je n'aime pas !! C'est les zones de chasse dans
le Sélous, l'usine à safari de Arusha, le nombre élevé
de touristes dans les quelques parcs et réserves que j'ai énumérés
ci-dessus, ainsi que les tarifs globalement élevés ( volonté
gouvernementale de faire un tourisme sélectif par l'argent ) et pour
finir le fait qu'on ne puisse pas rouler dans les parcs sans engager un chauffeur
guide agréé !!
La Tanzanie, appelée officiellement
République unie de Tanzanie, est un pays d'Afrique orientale, ouvert sur l'océan
Indien. La Tanzanie continentale partage ses frontières avec huit pays: le Kenya
au nord-est, l'Ouganda au nord, le Burundi, le Rwanda et le Congo-Kinshasa à
l'ouest, la Zambie, le Malawi et le Mozambique au sud (voir la carte du pays).
Par ailleurs, trois lacs constituent des frontières naturelles en Tanzanie:
le lac Victoria (séparant la Tanzanie de l'Ouganda), le lac Tanganyika (partagé
entre la Tanzanie, le Burundi et le Congo-Kinshasa) et le lac Malawi (séparant
le Malawi du Mozambique). La Tanzanie couvre une superficie totale de 945 100
km² (presque deux fois la France). Le pays compte également une partie insulaire
(d'une superficie de 2634 km²) sur l'océan Indien, à quelque 40 km de la côte
tanzanienne: les îles de Zanzibar, Pemba et Mafia (voir la carte détaillée).
Le terme de Zanzibar désigne trois entités: un archipel, son île principale
et sa capitale (Zanzibar Town). Cependant, le véritable nom de l'île Zanzibar
est Unguja. Zanzibar constitue un état insulaire de la République unie de Tanzanie;
il possède son propre gouvernement semi-autonome formé d'un Conseil révolutionnaire
et d'une Chambre des représentants. Autrefois pivot commercial de l'ensemble
de l'Afrique orientale, Zanzibar a attiré les Sumériens, les Assyriens, les
Phéniciens, les Arabes, puis les Chinois et les Malais. On l'appelle souvent
«l'île aux épices» en raison des clous de girofle, cannelle, muscade, vanille,
cardamome, poivre et autres qui l'ont rendu célèbre. On compte aussi plus de
50 petites îles dans l'archipel de Zanzibar. La capitale était Dar es-Salaam
(située sur la côte) jusqu'en 1990, puis ce rôle échut à la ville de Dodoma
(au centre du pays), sur la voie ferrée Kigoma - Dar-es-Salaam. Toutefois, la
ville de Dar-es-Salaam, qui compte le port le plus important du pays, constitue
encore le principal pôle commercial de la Tanzanie et joue le rôle de capitale
économique. Les autres villes d'importance sont Arusha, Moshi, Mwanza, Tabora,
Mbeya, Iringa, Morogoro, Tanga et Zanzibar Town. Au point de vue administratif,
le pays compte 21 régions (voir la carte des régions): Arusha, Dar-es-Salaam,
Dodoma, Iringa, Kagera, Kigoma, Kilimanjaro, Lindi, Mara, Mbeya, Morogoro, Mtwara,
Mwanza, Pwani, Rukwa, Ruvuma, Shinyanga, Singida, Tabora, Tanga, Zanzibar-et-Pemba.
Le territoire continental est divisé en vingt régions, Zanzibar en trois districts
(Zanzibar Urban West, Zanzibar North, Zanzibar Central-South) et Pemba en deux
(Pemba North et Pemba South). Les administrations régionales sont dirigées par
un commissaire, tandis que Zanzibar est dirigée par un président élu et possède
un parlement (Chambre des représentants).
Les ethnies Plus de 120 groupes
ethniques sont représentés en Tanzanie. Le plus grand groupe ethnique, les Sukuma,
forme plus de 15 % de la population totale; les autres groupes représentent
moins de 5 % chacun. La très grande majorité des Tanzaniens sont des Bantous
(95 %). L'appartenance ethnique reflète en général la région géographique. Pendant
la domination coloniale, les subdivisions administratives étaient souvent dessinées
à partir des zones ethniques; cette situation a continué après l'indépendance
malgré les efforts véritables du gouvernement pour minimiser les critères ethniques.
Moins de 1 % de la population de la Tanzanie est composé de non-Africains, c'est-à-dire
des Européens, des Asiatiques et des Arabes. Les conflits interethniques n'ont
jamais été fréquents en Tanzanie. Il est possible que cette absence de conflits
ait été favorisé par le grand nombre des ethnies, dont aucune ne prédomine.
Néanmoins, ces dernières années, des rapports plus tendus se sont développés
entre des chrétiens et des musulmans, un problème qui peut menacer l'unité entre
le continent et Zanzibar. En Tanzanie, environ 45 % des gens sont de religion
chrétienne (dont le tiers est catholique, les autres, protestants), 35 % de
religion musulmane et 20 % de diverses religions animistes. à Zanzibar, la population
d'origine est composée des Washirazi qui résident au nord de Ugunja, alors qu'à
Pemba ce sont les Wahadimu qui vivent au centre et au sud de l'île. Plus tard,
des immigrants venus d'Asie et d'Afrique se sont installés dans les îles au
cours des siècles, ce qui permit un mélange considérable entre les différents
groupes. La quasi-totalité des Zanzibarais (95 % des 960 000 habitants) est
de religion musulmane (sunnite).
Ce pays de 34 millions d'habitants,
dont environ 960 000 habitants dans les îles de Zanzibar et de Pemba, compte
autant de langues que d'ethnies. En réalité, les langues sont beaucoup nombreuses
dans la mesure où beaucoup de langues tanzaniennes sont fragmentées en plusieurs
variétés dialectales. La majorité des Tanzaniens parlent d'abord leur langue
locale comme langue maternelle, puis généralement le swahili comme langue seconde.
Les langues les plus importantes de par le nombre de leurs locuteurs, soit au
moins 300 000 personnes, sont les suivantes: le sukuma (15,5 %), le gogo (4,1
%), le haya (3,7 %), le tumbuka (3,1 %), le nyamwezi (2,8 %), le makondé (2,8
%), le hehe (2,3 %), le nyakyusa-ngondé (2,3 %), le chagga (1,8 %), le nyaturu
(1,7 %), le maasai (1,3 %), le nilamba (1,3 %), le yao (1,2 ), le makhuwa-meetto
(1,1) et le swahili (1 %). à l'exception du maasaï (famille nilo-saharienne),
toutes ces langues appartiennent à la grande famille bantoue. Seules quelques
langues parlées dans le nord-est du pays font partie des langues nilo-sahariennes,
khoïsane (sadawe), couchitiques (gorowa et iraqw). Certaines ethnies sont originaires
de l'Inde et du Pakistan, comme les Goujarats (250 000); ils parlent une langue
indo-iranienne (le goujarati). La plupart des 960 000 Zanzibarais, contrairement
aux Tanzaniens du continent, parlent le swahili comme langue maternelle, mais
cette langue est appelée le kiunguja par les insulaires. Comme ils sont musulmans
dans leur très grande majorité, ils apprennent l'arabe à l'école. Cette langue
ne peut pas être considérée comme langue seconde dans la mesure où elle n'est
utilisée que dans la madrasa et à la mosquée; elle n'est pas utilisée dans les
échanges et ce n'est pas une langue de communication. Beaucoup ne savent que
répéter par coeur les sourates, prières, etc., apprises à la madrasa. Sur le
continent, l'anglais est parlé, ou plutôt «baraguiné», par les guides, les employés
des agences et des hôtels, c'est-à-dire par tous ceux qui ont affaire, de près
ou de loin, avec les touristes ou les étrangers. Les petits commerçants ignorent
l'anglais, même s'ils savent quelques mots utiles pour les touristes.
L'anglais est la langue officielle
au même titre que le swahili en Tanzanie. Elle n'est une langue seconde que
pour une minorité de la population. L'anglais n'est abordé qu'en fin des études
primaires et devient malheureusement «langue d'enseignement» dans les écoles
secondaire, alors que ni les élèves ni les professeurs ne maîtrisent cette langue.
N'oublions pas qu'environ 10 % de la population est scolarisée dans cette langue
qui est très mal maîtrisée par ceux et celles qui terminent leur secondaire.
La population tanzanienne est donc swahiliphone, contrairement à ce qu'écrivent
la majorité des guides touristiques qui affirment, sans aucune nuance, que la
Tanzanie est un «pays anglophone» ou que «l'anglais est parlé partout». Il suffit
d'arriver dans n'importe quel village et de demander son chemin en anglais pour
avoir de désagréables surprises. On peut essayer de faire ses courses en anglais,
mais il faudra aussi choisir soigneusement son interlocuteur pour comprendre
combien on doit! Certains Tanzaniens dans les agences touristiques, les hôtels,
les gros commerces, etc., savent des mots, mais ne peuvent pas construire des
phrases. Les gros commerçants parlent l'anglais, mais pas les petits vendeurs
qui constituent ce qu'on appelle le «secteur informel», véritable moteur du
commerce; en réalité, les commerçants qui parlent anglais sont généralement
les gros commerçants qui sont à 75 % environ d'origine indienne. Les guides
et employés des agences touristiques, qui représentent un infime pourcentage
de la population, «baragouinent» l'anglais dans la plupart des cas. Ils ne s'expriment
généralement que dans un anglais extrêmement simple; pour la majorité d'entre
eux, il ne faut surtout pas leur demander quelque chose qui dépassent le strict
cadre de leurs attributions. Pour résumer, on pourrait dire que, outre le secteur
touristique où l'on peut avoir l'impression que les gens parlent un peu l'anglais,
seuls les gros commerçants (à majorité indienne) et les fonctionnaires ayant
fait de solides études supérieures parlent vraiment l'anglais. Cela représente
donc un tout petit pourcentage de la population.
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